Note de la collaboratrice:

4/5

Description

Un incendie sur les îles d’Hawaï, en 2018, a causé des éruptions volcaniques : il n’en fallait pas plus pour gâcher les vacances des créateurs de Mission Liberté… et enflammer leur imagination. Mais, comme les lieux se spécialisent dans les scénarios d’évasion accessibles à toute la famille, il n’était pas question de ramener tout le monde dans une ambiance de catastrophe encore trop vivre aux esprits. Alors, comment ressortir de cette impasse avec une belle histoire?

En se reportant ailleurs dans le temps et plus loin de chez soi, plus précisément dans la ville de Pompéi, 79 ans après la naissance de Jésus-Christ, à l’époque où l’aura de gloire de cette belle ville fut assombrie par la lave et les cendres du Vésuve.

C’est ainsi que naissait l’intrigue de Volcan, située à cette époque où les combats de gladiateurs galvanisaient les foules des arènes. Mais ces héros de la scène populaire n’étaient en fait que des soldats réduits à l’esclavage, et bien les derniers que l’on aurait pensé secourir dans une ville en flamme. Et c’est dans ce contexte, alors qu’une bande de gladiateurs voient, entre les barreaux de leur donjon, la ville s’embraser et la population libre s’enfuir, que s’entame ce récit.

Se retrouver à la place des gladiateurs dans un pareil moment s’avère sans doute un sort peu enviable. Mais, heureusement, on a traficoté l’histoire de façon à ce que ces héros séquestrés soient justement, à ce moment, à deux doigts, de trouver la solution pour échapper à leur cage. Ainsi, cette situation, en apparence sans issue, laisse espérer que, bien vite, ces guerriers pourront unir leurs forces dans cette ville en désarroi.

Peut-être même en ressortiront-ils avec quelques artéfacts qui permettront d’immortaliser ce moment, marqué au fer rouge, dans la mémoire des historiens. Après tout, quel plus noble revirement de situation pourraient proposer ces guerriers réduits à l’esclavage que de préserver quelques objets qui témoigneront encore, pendant des siècles, de leur audace, à travers cette citée dévastée?

D’accord, cette finale est peut-être un peu romancée, tout comme l’ambiance des films Gladiateur et Pompéi, dont s’inspirent ici les décors et le vidéo de présentation. Mais il ne s’agit pas pour autant d’une scénarisation lourde et bondée d’éléments inutiles : une cellule de gladiateurs de ne prête pas à une telle surcharge de décoration, une ville carbonisée non plus. Lorsqu’une ville s’effondre, il faut aller à l’essentiel : et c’est justement ce que permet de faire cette mise en scène. On y retrouve bien quelques bronzes et objets typiques de ces temps antiques, mais c’est surtout à travers les fresques peintes aux murs que l’atmosphère du temps se trouve reproduite.

On raconte aussi que les concepteurs du jeu se sont laissé aller plus que jamais à leur ingéniosité pour ajouter des éléments interactifs, çà et là, reliés à des technologies sans fil. Ainsi quelques effets issus de l’esprit bouillonnant des créateurs continueront à se faire sentir chez les gladiateurs du sommet du Mont-Tremblant… même quelque 2000 ans après Jésus Christ.

Mots-clés : jeu d’évasion, donjon, catastrophe écologique, événements historiques, antiquité

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Critique de Mélissa

C’est au sommet du Mont-Tremblant que Mission Liberté m’a accueillie, avec mon frère de 13 ans, Philippe, qui se préparait à vivre sa première expérience dans un jeu d’évasion. J’ai toutefois eu, moi aussi, l’occasion de me laisser surprendre par le concept : contrairement à la majorité des jeux d’évasion, où les réponses, pour sortir d’une impasse, sont fournies par interphone : ici les employés viennent directement offrir leur aide. Cette façon de procéder est appréciée, l’interaction est plus personnalisée et humaine, contrairement aux microphones où l’on peut se sentir moins à l’aise de poser des questions.

L’emplacement du jeu est intriguant : imaginez-vous emprisonné dans un volcan, en hauteur, au-dessus du hall d’entrée de Mission Liberté ! L’aspect de la pièce est totalement crédible : une peinture détaillée d’un grand volcan, un donjon, des reliques et j’en passe. Par contre, il aurait été préférable d’avoir une musique d’ambiance, puisque la proximité du hall contraint à entendre les gens entrer et sortir, ce qui nuit à la concentration, au fil de la mission.

L’exigence du jeu a d’ailleurs constitué un défi assez éprouvant pour l’esprit d’équipe de notre duo. Un employé nous a pourtant assuré voir des enfants plus jeunes que Philippe participer à ce genre de mission avec beaucoup de plaisir. La présence d’au moins deux adultes aurait néanmoins rendu, à mon avis, la partie plus agréable.

En fait, le niveau de difficulté des énigmes aurait même pu combler les joueurs expérimentés : il y en a peu, mais elles nécessitent beaucoup de temps. Elles sont également originales. Certaines créent un effet que je qualifierais… d’électrisant. De manière plus générale, le minimalisme des objets dans la pièce augmente étonnamment la difficulté. Les indices devraient sembler évidents, sauf que ce n’est pas le cas. Il faut se doter de bons yeux de gladiateurs.

Pour conclure, les mordus de jeux d’évasion y trouveront un défi de taille.

Merci à mon frère, Philippe, ainsi qu’à William de Mission Liberté pour votre généreux accueil dans l’espace rappelant un des moments les plus marquants de l’histoire de Pompéi.

Détails:

12 ans et plus (suggéré), 2 à 8 joueurs, 1 heure, 32$

Réservez s'il vous plait

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- de 4 joueurs

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Accès avec handicap

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Fêtes d’enfants ou d'adultes

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Supervision joueurs

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