Note de l’éditrice 3,5/5

Description

Le proprio du Boulzeye est un maitre du jeu dans un sens beaucoup plus vaste que celui de gardien pour un seul scénario d’évasion. Sans lui, le visage ludique de Pointe-aux-Trembles ne serait pas le même. Parmi les ambiances qu’il a su créer, on trouve celle d’une enquête qui nous entraine dans les années ‘30, à travers des wagons réservés aux voyageurs fortunés.

Plusieurs voies mènent à l’évasion

L’infrastructure du Boulzeye comprend également d’autres jeux d’évasion issus des créateurs de scénarios d’Escapology, situés à Orlando. Mais on y trouve aussi, dans les salles adjacentes, une salle de quilles, d’autres salles pour le lasertag, les paris et la réalité virtuelle, en plus d’une petite brasserie vraiment chouette. Ces ambiances bien distinctes auraient pu servir de décor à des jeux d’évasion des plus inusités. Quand verra-t-on un scénario dans une salle de quilles?

La Hongrie à la sauce anglaise

Pas aujourd’hui, assurément : comme son nom l’indique, le train Budapest Express file plutôt tout droit vers la capitale de la Hongrie, quoique les points de repère que l’on y trouve rappellent davantage l’univers british du plus célèbre roman, de la Reine du Crime, Le Crime de l’Orient Express. Mais, contrairement au roman, inspiré d’une anecdote bien réelle, sur un train ayant réellement existé, le Budapest Express n’existe pas dans la réalité …enfin, par sur les rails : dans la vraie vie, seul un cargo porte ce nom.

Un classique du huis clos

Ici, ni le nom d’Agatha Christie, ni celui de son célèbre inspecteur Poirot, ne sont jamais nommés, mais ce qui demeure, c’est l’idée d’un meurtre dans un espace clos, en mouvement, et l’urgence de découvrir le meurtrier avant que le train s’arrête et lui permette de prendre la fuite, au cœur d’une nuit d’hiver.

Le criminel a toutefois eu la mauvaise idée, pour commettre son méfait, de choisir un trajet utilisé par les inspecteurs du monde entier participant à un colloque sur les nouvelles techniques d’élucidation de preuves, dont vous faites partie. Celui ou celle qui se trouve à l’origine de ce drame a néanmoins pris les moyens de brouiller les pistes en s’entourant d’antagonistes ayant tous d’excellentes raisons d’en vouloir à la victime.

Mots clé : jeu d’évasion, train, inspecteur, années folles, Europe

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Critique

À voir à quel point Agatha Christie a su mettre en valeur les récits sanglants en espace clos, on pourrait croire qu’elle était née pour devenir, un jour, une idole des créateurs de jeux d’évasion. Est-ce à dire que cette reconstitution de son récit donne envie de s’y lancer comme dans un train en marche? Cela est une autre histoire.

Lent au démarrage

Les joueurs sont conviés à se donner rendez-vous et à attendre le « Moment M », où commence l’évasion, dans la salle du salon de quilles, joyeusement animée. Et ce n’est qu’une fois enfermés dans la salle où le jeu commence que les joueurs ont droit aux nombreuses recommandations d’usage, transmises par un maitre de jeu qui n’a absolument rien à voir avec un contrôleur des trains d’autrefois. Une fois l’aventure démarrée, les communications avec la centrale se poursuivront par un micro et un écran tout aussi étrangers aux technologies des années ‘30.

Cette présence de l’animateur dans la salle, au début du jeu, des mécanismes négligemment déverrouillés et quelques autres anachronismes ont suscité un embarquement plus lent et quelques risques de déraillement dans notre parcours vers le royaume de l’évasion.

De la fluidité dans le parcours

Le moment consacré à l’exploration de la première salle a néanmoins suscité quelques surprises fort plaisantes. La plupart des joueurs ont été conquis par le style vintage du wagon-restaurant. Il ne s’agit cependant pas de l’œuvre de quelque passionné du détail ou de l’histoire ferroviaire, mais plutôt d’un « espace-bar », où les indices sont intégrés de façon cohérente.

Bien que l’équipe de cinq personnes que nous avions créée comprenait au moins trois « vieux routiers » des jeux d’évasion, chacun a trouvé de quoi s’occuper les mains et se creuser la tête durant presque tout le parcours. À certains moments, les débats font rage, et les hypothèses, autant que les doigts, s’entremêlent. Rares sont les jeux qui parviennent à susciter à ce point l’esprit de collaboration.

Collaboration, droit devant

Ces vives interactions ne résultent pas de la frustration devant un obstacle à l’allure indépassable. Au contraire, s’il y a bien une force du jeu qui fait consensus, c’est bien sa fluidité : les intrigues laissent toujours briller l’espoir que la prochaine tentative à les résoudre sera peut-être la bonne.

Il faut s’attendre toutefois à ce que cet espoir mène sur de fausses routes, qui sont plus nombreuses, ici, que dans la plupart des scénarios. Doit-on s’attarder à la psychologie des personnages, aux accessoires qui trainent, çà et là? Les divergences ressurgiront jusqu’à la fin. Ainsi, la qualité de la négociation entre les joueurs sur les meilleures pistes à suivre et les échanges d’informations sur celles qui furent éliminées deviendront des facteurs déterminants de la victoire.

Une question d’adaptation

Merci à Sophie, Karianne, Audrey et Jean-Philippe du groupe des Accros au jeux d’évasion pour leur ingénieuse complicité

Ces bons coups permettront de connaitre la joie d’accéder à d’autres wagons, toutefois aussi la déception de constater que les concepteurs n’y ont définitivement pas passé beaucoup de temps à s’amuser avec le décor. On a bien laissé des extraits de journaux et de textes dont l’apparence reproduit assez bien le style de l’époque, quoique le style rédactionnel en soit assez bancal. De plus, des toiles de protection on ne peut plus modernes recouvrent et empêchent de toucher certains accessoires alors que d’autres objets se sont brisés lors des manipulations.

Choisir ce jeu, se laisser tenter par son rythme et la qualité de ses intrigues n’était pas une mauvaise idée, au contraire, pour permettre à l’imaginaire de voyager entre les passagers vers Budapest et l’esprit des créateurs d’Orldando et de la Grande-Bretagne. Mais il aurait pu être bon de consacrer plus de soins à l’adaptation, lors de son débarquement, à la station de Pointe-aux-Trembles.

Marie-Hélène Proulx, fondatrice

 

S'il vous plaît réservez

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Détails

16 ans et plus, 2 à 6 joueurs, 16 ans et plus, 60 minutes, 29$, par personne

- de 4 joueurs

- de 4 joueurs

Aire de repas

Aire de repas

Fêtes d’enfants ou d'adultes

Fêtes d’enfants ou d'adultes

Permis d'alcool

Permis d'alcool

Réductions pour les jeunes

Réductions pour les jeunes

Stationnement

Stationnement

Supervision joueurs

Supervision joueurs

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