Note de l’éditrice:

3.5/5

Description

De mémoire de Montréalaises, il y a belle lurette que l’on ne s’était pas passionné autant pour l’histoire locale qu’en cette année du 375e de la ville. Depuis 12 ans aussi, le Mois de l’archéo, amène sa jeunesse à approfondir toujours un peu plus son sens de l’histoire, un peu partout sur notre grande île. On y attire l’attention sur les premier pas de nos ancêtres colons sur cette terre, mais aussi sur la vie des habitants qui les ont précédés. Étions-nous alors prêts à rivaliser avec la Salle des premiers peuples, qui fait la fierté du Musée d’Histoire canadien d’Ottawa avec ses 2000 artéfacts du passé amérindien? Pas exactement : bien que l’exposition du Vieux-Port trouve ses assises dans une recherche anthropologique qui semble sérieuse, auprès des Inuits et autres peuples autochtones, les concepteurs de cette exposition ne sont pas partis à la conquête d’objets d’époques : paradoxalement, c’est plutôt à travers les technologies de l’avenir, et non les vestiges du passé, que l’on y revisite l’héritage laissé par les premières nations.

La perspective est inusitée et audacieuse : qu’est-ce qu’un peuple, qui n’a pas fait appel à la transmission écrite des savoirs avant les derniers siècles ni aux outils d’investigation tels que nous les concevons, peut apporter à notre univers de données scientifiques? Pourtant, là comme ailleurs, la chimie, la physique et la biologie ont imposé leurs règles à l’être humain, qui a trouvé les moyens d’enrichir et de transmettre ses savoirs pour s’y adapter. Certaines des techniques qui furent alors développées s’avèrent encore utiles pour la fabrication de nos objets d’usage courant, tandis que d’autres leçons de ces peuples peuvent nous ouvrir des pistes de relations possibles et plus harmonieuses avec notre environnement.

Ainsi le Centre des sciences parvient à un beau mariage de raison entre les traditions autochtones, taillées de pierre d’Inukshuk et d’écorces de bouleau, et celles des partenaires de cette exposition, le Centre des sciences et les festivités du 375e, qui prennent davantage leurs racines dans les bornes interactives et autres engins audiovisuels. Et, faute de nous faire voir ou toucher des peaux de bête ou des arcs authentiques, l’exposition stimule l’esprit inventif en mettant à la disposition du public les substituts nécessaires pour bâtir un Igloo ou une tente, et même sonder ses habiletés pour le kayak de mer ou le tir à l’arc.

Mots-clés: Amérindien, tribu, Nouvelle-France

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Critique de l’éditrice

La multitude d’écrans tactiles et d’objets reconstitués permet aux très jeunes visiteurs d’y nourrir assez activement leurs envies d’investigation, même s’ils n’ont aucune envie de s’attarder aux fiches explicatives, plus ou moins longues, accompagnant chaque pôle d’information. Certaines activités, comme le tir à l’arc et la construction de la tente, peuvent sembler un peu difficiles pour des plus jeunes. Pourtant, l’observation de guerriers dilettantes de 6 et 8 ans permet d’assurer que leurs performances se comparent assez avantageusement à celles des adultes. Un guerrier de 8 ans, devant nous, rajoute même qu’il a poursuivi ici sa passion pour les nations amérindiennes qui s’est éveillée dans ses cours de troisième année.

Les parents ou autres adultes, s’ils n’ont pas déjà des connaissances très poussées en anthropologie, s’y feront fort probablement surprendre par des découvertes inusitées et charmer par les témoignages vidéo, parfois parsemés d’une pointe d’humour touchante. Mais la grande force muséologique du Centre des sciences demeure avant tout dans l’art de proposer aux accompagnants d’excellentes façons d’interagir avec les enfants, durant cet apprentissage commun. En effet, bâtir un Igloo de mousse en famille fait travailler l’esprit d’équipe.

Malgré ces points forts, l’exposition n’attirera probablement que peu d’adultes sans enfants. L’introduction par une légende, les couleurs contrastées, le langage simple, les nombreux pôles plus ludiques et la nette prédominance du virtuel sur l’objet, donnent à cette exposition une allure définitivement plus tournée vers la jeunesse que vers les adultes ou même les adolescents.

On ne peut pas reprocher au Centre de sciences de dépoussiérer les habitudes muséologiques pour s’adapter ainsi à l’avidité des enfants à toucher et à connaître sans avoir peur de tout casser. On aurait toutefois pu y glisser ponctuellement quelques animations, avec des humains non-virtuels, sur le thème des légendes, ou encore, des célébrations dansées, dont furent tirées des photos qui occupent quand même une vaste salle de l’exposition. L’ajout d’artéfacts présentant les manifestations culturelles encore bien vivantes, comme les costumes festifs, aurait également ajouté un attrait notable et plus concret à la visite des petits et des grands.

Détails:

7 ans et plus (suggéré), 1 visiteur et plus, 90 minutes, 40$ par famille

- de 4 joueurs

- de 4 joueurs

-25$ par personne

-25$ par personne

Accès avec handicap

Accès avec handicap

Aire de repas

Aire de repas

Famille (0 à 10 ans)

Famille (0 à 10 ans)

Fêtes d’enfants ou d'adultes

Fêtes d’enfants ou d'adultes

Réductions pour les jeunes

Réductions pour les jeunes

Salle de conférence

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